De Vives Voix #6 – Edito

« La Voix dans tous ses ébats »

Le tempo de cette partition « la voix dans tous ses ébats » se révèle dans des créations défiant les règles de l’art , les lois de la raison.

La voix est à l’honneur et se dévoile dans de singuliers atours ; elle se présente de différentes couleurs, adoptant d’étranges tonalités, elle nous surprend par les chemins qu’elle emprunte.

Des traditions à la création, en adaptant des factures souvent très anciennes à une créativité toute personnelle et contemporaine, les musiciens invités nous proposent un voyage hors frontière, hors du temps.

Tremplins pour de jeunes artistes ou de nouvelles créations, découvertes de voix nouvelles, DE VIVES VOIX est l’occasion de provoquer des rencontres insolites en faisant se côtoyer des formes de vocalités très différentes.

Nous avons souhaité que cette année les différents programmes initiés depuis la Maison du Chant soient le fil conducteur vers les Rencontres de la Voix. Tout au long de l’année, des évènements phares, des soirées découverte, des ateliers, des concerts sont un lien vers le festival.

Nous poursuivons notre exploration dans le registre des inédits, de la création, et des télescopages en brouillant les cartes, repoussant les frontières, pour emmener le public dans des sphères musicales inhabituelles.

Les polyphonies corses de Barbara Furtuna ouvrent les festivités face au Vieux-Port. Puis, nous partirons voguer vers la fraîcheur du Théâtre de la Sucrière dans le parc François Billoux pour découvrir, lors d’avant-scènes, les ébats musicaux de Sandra Godoy et ses invités et de Carina Lotta et Julien Dallavecchia.

Nous invitons nos complices marseillais ou de la région à aller, le temps d’une création, à la rencontre d’artistes d’origines et d’horizons différents.
Ainsi Lo Cor de la Plana s’accoquine avec les sonorités Nordestines du Brésil, Zaman Fabriq provoque la rencontre du chant soufi et du beat-box, Mezdj nous enivre des chants sacrés des rivages de Mare Nostrum pendant que Sayon Bamba Camara accompagnée de ses complices d’Asie et d’Afrique nous compte « Le don de l’abandon ».

Bon voyage à tous.
Odile Lecour