HUUN-HUUR-TU - Chants dyphoniques de le région de Touva

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Une résidence en coproduction avec
la Cité de la Musique et “Ah ! les fourmis”

  • Vendredi 1er décembre 2006 - 20H30

Concert de Huun-Huur-Tu - Chants diphoniques de Touva
Eglise Saint-Laurent - Esplanade de la Tourette - 13002 Marseille - 12 et 10 €

Réservation : Fnac, Carrefour, Géant, 0 892 68 36 22 (0.34 €/min), www.fnac.com, Espace Culture : 04 96 11 04 61www.espaceculture.net, Cité de la Musique : 04 91 39 28 28 www.citemusique-marseille.com, Office du tourisme et des congrès : 04 91 13 89 00 www.marseille-tourisme.com et sur place

Renseignements 04 91 62 75 56 ou 06 14 59 12 79

  • Samedi 2 décembre - 16h30

Atelier tout public (sensibilisation au chant diphonique, historique, présentation des instruments)
Bastide de la Magalone -12€

  • Dimanche 3 décembre - 9h ou 16h

Master-classes destinés à des chanteurs confirmés
apprentissage de la technique vocale, initiation au chant diphonique
Bastide de la Magalone - 50€

Renseignements, inscriptions au 04 91 62 75 56

st-catherine-2.jpg La musique traditionnelle de Touva, République autonome à la frontière de la Sibérie et de la Mongolie, a la particularité de vouloir développer un caractère mystérieux et magique, celui de domestiquer les animaux sauvages, de calmer les esprits, de nous faire entendre les chants des oiseaux, le ruissellement de l’eau ou le hennissement d’un cheval.

Cette musique se rattache à la tradition chamanique très ancrée dans ces contrées. On sait que la culture chamanique est une des voies spirituelles les plus anciennes de la terre. Elle s’attache à maintenir un certain équilibre de la société et une harmonie positive des individus en les situant un pied sur terre, et l’autre dans le monde des esprits.

st-catherine-1.jpgLe « vol chamanique » est le voyage de l’âme qui peut emmener les chamans dans d’autres réalités vers d’autres régions du monde. La musique s’inscrit dans ce voyage et conduit l’auditeur sur ces voies mystérieuses.

Le chant diphonique se caractérise par l’émission conjointe de deux sons à partir des voyelles réputées riches en harmoniques.
L’un de ces sons est dit « son fondamental » ou « bourdon ». C’est un son continu, alimenté par le souffle du chanteur.
L’autre dit « son harmonique » varie, dans les hauteurs, au gré du chanteur. La position de la langue joue un rôle prépondérant pour l’émission du son : si elle est au repos, le chanteur, au dessus du bourdon, ne peut exécuter que deux ou trois harmoniques. En revanche, s’il change la position de sa langue en divisant sa bouche en deux cavités, les sons harmoniques deviennent plus aigus, intenses et nombreux.
Chez les Touvins, étonnamment, on rencontre quatre techniques principales de chant diphonique avec un bourdon à hauteur variable :

1 Le style kargyraa : le son le plus grave a un timbre très spécial évoquant le cor de chasse.( Le battement des cordes vocales est très lent puisqu’il oscille entre 55 et 65 Herz.)

2 Le style borbannadyr : le timbre du bourdon est plus doux que celui du style Kargyraa. La particularité ici est que le chanteur peut alterner ces deux styles dans une même pièce musicale. ( bourdon à 110 Herz)

3 Le style sygyt : il possède un bourdon ou son fondamental plus aigu, entre 166Herz et 220Hz(« la »grave). Le chanteur peut ainsi superposer sur le bourdon, une mélodie d’harmoniques extrêmement aigus.

4 Le style ezengileer : variante du chant précédent, ce style est caractérisé par un rythme saccadé que l’on retrouve dans le choc des étriers du cheval au galop. Il est donc surprenant de penser que la bouche joue un rôle aussi fondamental. A cet égard, certains chanteurs de Touva arrivent à rajouter une troisième voix !

Il faut savoir que chaque son musical fondamental possède au minimum une série de 16 sons harmoniques dont l’ordre est inchangeable. Si, par exemple, vous écoutez attentivement le son d’un gong ou d’une cloche, vous pourrez en entendre quelques uns.

st-catherine-5.jpgLes instruments de musique présentés au concert de Huun-Huur-Tu sont représentatifs du patrimoine musical de Touva. Cependant, on peut chercher des points de comparaison avec nos instruments de musique occidentaux.

On distingue d’une part les instruments à cordes frottées ;ainsi l’igil se rapprocherait d’un violon mais posé sur la jambe, alors que la byzancy rappellerait aussi un violon dont l’archet serait intégré à l’instrument même.

L’igil : ( prononcer « iguil ») ; C’est une vièle à 2 cordes dont la caisse de résonance et le manche sont taillés dans un seul morceau de bois (du mélèze en général).Quant au chevalet et aux deux chevilles, ils sont fabriqués en bouleau.
Cette vièle peut avoir une forme trapezoïdale ou allongée. Le manche se termine par une belle tête de cheval sculptée. L’igil produit toujours une mélodie à deux sons, la corde grave servant de bourdon. La position du musicien n’est pas toujours la même ; s’il s’agit d’une fête, l’instrumentiste est assis sur un tapis. S’il s’agit au contraire d’un concert, ce dernier est assis sur une chaise, sa jambe gauche posée sur sa jambe droite, l’instrument calé sur le haut de la botte de l’interprète !

La byzancy : C’est une vièle à quatre cordes dont la caisse de résonance est en bois. L’archet dont le crin est composé d’une touffe de cheveux ne peut se détacher des cordes. De plus, un anneau métallique permet de raccourcir la longueur des cordes et donc de modifier la hauteur des sons. Plus la corde est courte, plus le son est aigu.

D’autre part, les instruments à cordes pincées proposent une guitare et un luth dit « doshpulur » qui se présente comme un luth occidental mais dans sa forme simplifiée puisqu’il n’a que deux cordes au lieu de douze.

Le doshpulur : C’est un luth à deux cordes dont la caisse de résonance peut être ovale, arrondie, piriforme, c’est-à-dire en forme de poire, ou encore trapézoïdale. On en joue en pinçant les cordes de sorte que les sons puissent être entendus de manière alternée ou simultanée.

La guimbarde : C’est un des instruments les plus répandus à Touva. Fabriqué en fer, elle comprend un cadre de forme de trapèze qui maintient et enserre une languette. Cet instrument se joue en mettant en vibration la languette du majeur ou du pouce de la main droite, tandis que le pouce et l’index de la main gauche maintiennent l’instrument. La cavité buccale sert de résonateur et de fait amplifie le son.

Les instruments à percussion : le tambour chamanique - tambour de terre - sabots de cheval – sorte de maracas en peau.

st-catherine3.jpgLes Touvins ne vivent pas de la même façon, selon le lieu géographique où ils se trouvent.
A l’ouest, ce sont des nomades qui élèvent chevaux, chameaux, yacks, moutons, vaches, chèvres et même parfois rennes… Ils mènent une vie de nomades, obligés d’effectuer des transhumances plusieurs fois par an : l’élevage, l’activité agricole et la chasse sont leurs principales occupations. A l’ouest, les membres de la famille forment un clan, transhument ensemble et s’hébergent dans des campements formés de plusieurs « yourtes ». (tente en feutre)
A l’est, le peuple est sédentaire et vit aussi de la chasse. A l’est, ils vivent dans un habitat conique. Leurs maisons sont recouvertes d’écorce de bouleau l’été, de peau d’élan l’hiver !

Tout diffère encore de l’ouest à l’est quand il est question de modes vestimentaires (costumes et motifs décoratifs très différents).

La musique et le chant sont intimement liés à la vie quotidienne de Touva.

st-catherine-6.jpgOn peut évoquer des berceuses, des chants d’apprivoisement quand les bêtes, agneaux ou chameaux, sont gardés par grands froids sous la yourte.

Il y a aussi les chants de travail, les récitations chamaniques, les chants pour les courses de chevaux.
Enfin les chants liés à une action physique ont leur place dans un pays assez rude : chants lorsque l’on trait une vache ou une chèvre ou lorsqu’il s’agit de motiver son cheval avant la course

Huun-Huur-Tu

4 commentaires to “HUUN-HUUR-TU - Chants dyphoniques de le région de Touva”

  1. cros Says:

    Bonsoir
    j’aimerais reservoir une place adulte et une enfant pour l’atelier de samedi 2/12 après midi à la Magalone
    merci de votre réponse

  2. laure latronche Says:

    bonjour Odile, je te confirme mon inscription pour le stage de chant dyphonique du dimanche à 16h si possible, j’espère que ça n’est pas trop tard ? merci de me confirmer par mail ou tel 06.62.79.00.41

  3. maurel Says:

    Bonjour,
    je vous confirme mon inscription pour la masterclass du 03 décembre.Je vous envoie le chèque aujourd’hui.
    Merci, si besoin vous pouvez me contacter au 06 25 99 40 38.

  4. Pilou Guenette Says:

    Bonjour ! j’ai bien reçu les affiches qui sont en place chez Harmonia mundi . Depuis , j’ai fait passer l’info à un de mes clients qui enseigne le chant diphonique sur le Var…Il ne reste plus qu’à attendre vendredi pour un magnifique voyage musical ! j’espère qu’ils n’auront pas de problême de visa comme il y a 2 ans pour le concert de la Valette !
    Pilou
    ps : si les voies du chant ont une newsletter , je veux bien la recevoir régulièrement , merci .

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